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AU Sommaire du Magazine n°111
AUJOURD’HUI - Jour de foire à Sancoins Les sancoinais ont le sens de l’accueil : ils discutent avec le sourire et vous renseignent volontiers (que vous soyez ou non dépêché par La Bouinotte !). Des siècles (entre 18 et 20 selon les sources !) de commerce au carrefour des routes ont installé une tradition d’ouverture sur l’extérieur et d’échange avec l’autre. Sancoins est toujours réputé pour son « foirail » (tout ce qui se vend et s’achète sur le champ de foire !), malgré une conjoncture préoccupante. Heureusement, les habitants ne sont pas du genre à mettre tous leurs œufs dans le même panier. Reportage de Sabine Sauvage.
AUJOURD’HUI - Fougères côté plage Les jours d’été, la plage de Fougères, au sud du département de l’Indre prend des allures de station balnéaire avec des estivants allongés côte à côte sur leur serviette et un terrain de camping bondé. Pourtant, ce hameau de la commune de Saint Plantaire a connu les jours calmes d’un village ordinaire avant que ne soit construit le barrage d’Eguzon et naisse le lac Chambon qui a submergé la vallée. Reportage de Jeanine Berducat.
DEBAT - Berrichons…vos papiers A l’heure où a été lancé un débat sur l’identité nationale, qu'en est-il des identités régionales. Parler du Berry et des Berrichons a-t-il encore un sens dans un contexte sans cesse grandissant de mondialisation ? Dans un texte de 1970 intitulé Comment peut-on être breton ?, l’écrivain nantais Morvan Lebesque écrivait : « La Bretagne n'a pas de papiers. Elle n'existe que dans la mesure où, à chaque génération, des hommes se reconnaissent bretons. À cette heure, des enfants naissent en Bretagne. Seront-ils bretons ? Nul ne le sait. A chacun, l'âge venu, la découverte ou l'ignorance ». Sans doute cette réflexion peut-elle s’appliquer aussi aux habitants du Berry… Une contribution de gérard Guillaume.
RENCONTRE - Docteur Traction la passion des chevrons Vendue à 760 000 exemplaires, la « Traction » Citroën est l’une des voitures les plus emblématiques de sa génération. Produite entre 1934 et 1957, reconnaissable entre toutes sous sa robe noire, sa calandre à chevrons est une vedette incontournable des films de guerre. Un destin de star qui suscite la passion, comme celle qu’entretient Jean-Louis Gargot pour la « reine de la route ». Et plus encore qu’un aficionado, il en est devenu un spécialiste reconnu, pour ses restaurations de haute volée. Reportage de Maud Brunaud.
MEMOIRE - L’œil du sorcier, souvenirs de tournage Michel Cluzel égrène pour nous quelques souvenirs du tournage de l’œil du Sorcier, en 1978, du côté de Lignières, dans le Cher. Un téléfilm qui surfe alors sur la vague du « surnaturel ». Quelques années plus tôt, le livre du même nom avait déjà rafraichi la réputation « sorcière » de notre région, par la grâce de deux journalistes - enquêteurs rompus aux effets de mise en scène. Article de Michel Cluzel - Sabine Sauvage.
MEMOIRE - La comédie de Bourges, 1961-1968 Bourges, 1961. Le 6 février, messieurs Boisdé, maire, Rolland, préfet, et Touchard, inspecteur des théâtres, font partie des personnalités qui lancent officiellement la Comédie de Bourges, troupe d’acteurs permanente du théâtre municipal Jacques-Cœur. Pour Gabriel Monnet et son équipe, c’est déjà la reconnaissance de 10 ans de travail accompli en faveur des arts à Bourges et l’assurance du soutien financier des pouvoirs publics. C’est dans l’air du temps : Bourges veut se doter d’un appareil culturel qui fera d’elle « une ville dont on parle ». Au moment où André Malraux, ministre, parachève la création des Maisons de la Culture, cinq pionniers se lancent dans l’épopée de la décentralisation, à la recherche de leur public, en créant la Comédie de Bourges. La « bande à Monnet », comme on l’appelait, se souvient. Un article de Charles Parnet.
MEMOIRE - Simone Weil, la philosophe de l’absolu fut professeur à Bourges Considérée comme l’une des plus importantes philosophes de la première moitié du 20e siècle, Simone Weil a enseigné à Bourges, au lycée de jeunes filles, d’octobre 1935 à juin 1936. La ville n’en a pourtant gardé qu’un souvenir vague : aucune rue, aucun établissement scolaire ne porte son nom.Un article d’Alain Vernet
Histoire - « Aux barricades » ! Une révolte du sel à Fresselines Sous Louis XIV, les provinces françaises sont régulièrement secouées par des troubles violents. Parmi les premières causes, la gabelle, l’impôt sur le sel, substance cruciale à l’époque, servant notamment à la conservation des aliments. En 1667, autour de Fresselines (aujourd’hui limitrophe des départements de la Creuse et de l’Indre), les révoltés dressent des barricades. L’épisode s’achèvera sur la condamnation à mort de plusieurs d’entre eux. Un article de Jean Bonnet.
Nicolas Cotton et « la galerie 2 poches » En 2002, nous avions rencontré Nicolas Cotton (voir Bouinotte n°79), séduits par ce jeune artiste castelroussin, pour son approche de la peinture et par sa façon d’en communiquer la philosophie. Huit ans plus tard, il ouvre la « Galerie 2 Poches », un lieu intimiste où il fait bon caresser du regard toiles et sculptures. Etat des lieux. Un article de Virginie Villemont.
Le retour de(s) Sylvain Picot A la mauvaise saison, lorsque les terrasses disparaissent, que les barbecues s'éteignent, la vitalité de mon pote hérisson est au plus bas. Pour ne pas gaspiller son énergie, boul kipik entre en léthargie. Dans cet état de topeur, il préfère rester seul et vivre sur les réserves de son congélo. Cependant, le hérisson se réveille brièvement de temps à autre… Il lui arrive alors de quitter son nid pour faire une petite promenade, mais c’est rare. En général, il préfère donner un petit coup d'fil,pour commander une pizza, se plaindre du mauvais fonctionnement de sa Live box ou, simplement prendre des nouvelles du monde agité qui l'entoure. C'est à la faveur d'un de ces appels hivernaux que nous nous sommes posé une question quasi existentielle : que deviennent les Sylvain Picot ? Un article d’Antony Belgarde.
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