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La Bouinotte: 2 / 3 Place de Champagne - 36 000 Châteauroux tél 02 54 60 08 06
Découverte
BOURGES, CÔTÉ JARDIN
On aime Bourges pour sa cathédrale altière et ses demeures médiévales, que joignent un entrelacs de ruelles tortueuses. Ce ne sont pourtant pas les seuls charmes de cette cité : sertie dans une écharpe de marais, territoire exclusif des jardiniers et des flâneurs au long cours, elle égrène au hasard de ses quartiers, des parcs paysagers qui sont autant d'invitations à la rêverie.
Entre allées et canaux, nous vous convions à une promenade bucolique, à l'écart des sentiers battus de la capitale berrichonne.
BOURGES, LA MARAÎCHÈRE
Daniel Dejoux
Demandez à un Berruyer s'il connaît les marais de Bourges, vous aurez sans doute une réponse positive mais si vous cherchez à en savoir plus, vous risquez d'être déçus. Ce site de plus de cent hectares, véritable poumon vert au coeur de la ville, est encore trop méconnu. La Bouinotte vous propose de faire, à pied ou en barque, un bout de chemin dans ce paradis des jardiniers et des promeneurs.
Il fait encore doux pour la saison et le tendre soleil d'automne a fait sortir de leur logis jardiniers et promeneurs amateurs de nature.
Sur la digue de l'Yèvre, voie de communication émergeant de l'élément liquide et séparant les marais du haut de ceux du bas, s'activent un couple de marcheurs sérieux, une dame qui détache son chien, un cycliste vététiste, un pêcheur qui tend une grosse ligne. Chacun met à profit cette belle matinée encore imprégnée de rosée, sans déranger nullement la poule d'eau qui traverse à la hâte un coulant. Les carrés de marais sont encore verdoyants et ordonnés, séparés par leur frontière d'eau claire, dominés au nord par les tours de la ville et plus près, en bordure, par la route, le chemin de fer et l'imposant couvent des surs de la Charité. A l'ouest, l'énorme masse de la cathédrale se profile et veille en maîtresse des lieux. Les habitants du marais sont déjà arrivés, à bicyclette ou en mobylette, par le café de Caraqui ou le déversoir des Quatre Pelles, jardiniers fidèles qui sont venus récolter les derniers légumes ou commencer un lent bêchage. Ils seront là demain, car le marais commande, pour détacher la barque plate et glisser en quelques coups de bourde jusqu'à l'îlot de jardin.
Des marécages aux marais
Les marécages entourant la ville gauloise d'Avaric, capitale des Bituriges, firent déjà parler d'eux en 52 avant J.C. car ils retardèrent considérablement le siège de la ville par Jules César. Cette ceinture marécageuse contribua longtemps à la sécurité de la ville et elle restera ainsi en l'état, en dehors de l'enceinte médiévale jusqu'au XVIIe siècle.
En 1640, la ville, taxée pour la subsistance des armées du roi, vendit les marais communaux de la paroisse Saint Privé à un syndicat de jésuites et de divers propriétaires. Ce syndicat commença rapidement à mettre le site en valeur : la rivière d'Yèvre envahissait pendant les saisons pluvieuses la basse vallée qui s'étend jusqu'aux remparts de la ville, se confondant avec l'Yèvrette. Pour assainir cette plaine liquide, il fallut contenir le cours de l'Yèvre par une forte digue et creuser un canal de dérivation, rivière artificielle que l'on appela Voiselle. Les terrains assainis ne pouvant pas encore être livrés à la culture, on dut rehausser le sol en terrasses (d'après S. Clément).
La vente des biens nationaux, sous la Révolution, multiplia les propriétaires et ainsi se développa au XIXe la nouvelle profession de maraîcher, ou " maretier ", qui disparut après la seconde guerre mondiale. Les moulins à grain, à huile, à drap suivirent le même destin. Nombreux depuis le XIIe siècle, bâtis sur les rivières Yèvre, Voiselle, Moulon, Auron, ils étaient la propriété des communautés religieuses de la ville ou de particuliers. Vingt-et-un ont fonctionné dont onze sont encore visibles et un seul encore en activité, le Moulin de Chappe, aujourd'hui actionné par l'électricité.
Un entretien permanent
Les marais de Bourges, auparavant lieux incultes et malsains, ont demandé labeur et ingéniosité pour en faire un espace organisé, toujours difficile à maintenir en état. Déjà les communautés religieuses exigeaient un entretien sévère et étaient intraitables avec les braconniers ou les pollueurs. L'usager jardinier d'aujourd'hui est maintenant propriétaire de la moitié du lit des rivières ou fossés. A lui revient l'obligation d'un curage régulier pour prévenir les inondations, l'entretien des berges et la coupe des roseaux. Malgré cela, au fil des siècles, les rivières furent polluées par les maraîchers négligents, les lavandières, les manufactures L'Yèvrette devint vite un égout et en 1959 la ville mit la partie urbaine en canalisation enterrée. Si le problème d'entretien est toujours actuel en certains endroits, suite à l'abandon de parcelles, le marais se porte mieux et rivières et coulants sont régulièrement faucardés.
Le temps des maraîchers
L'aménagement en parcelles cultivables développa donc à partir du XVIIe siècle une culture maraîchère professionnelle qui s'intensifia tout au long du XIXe siècle. On dénombrait en 1900, cent-vingt à cent-trente maraîchers et de vraies dynasties comme les familles Gillet, Charlois, Dépigny.
Chaque soir, aux différents points d'attache des chalands, quai St Quentin, Port aux échalotes, quai des maraîchers ou Caraqui, les légumes préparés dans la journée étaient placés dans les " maniques " (grands paniers d'osier à deux poignées), chargés de très bonne heure le lendemain sur des voitures à cheval et transportés aux marchés de la ville. Les maraîchers, organisés en la confrérie de St Fiacre, célébraient le Saint Patron le dimanche proche du 30 août, sous la présidence de l'archevêque. Suite à l'office venaient un banquet et un bal au Palmarium (la Maison de la Culture). Ils s'étaient organisés également en syndicat professionnel pour défendre leurs intérêts matériels, en particulier réprimer le maraudage et répartir les places de marché. Mais après la Seconde Guerre Mondiale, les circuits économiques se modifièrent et le métier, dur et exigeant, devint moins rentable. Les maraîchers n'étaient plus qu'une douzaine en 1950 et le dernier remisa ses outils en 1976. C'était aussi le temps des guinguettes où l'on venait s'amuser, boire et danser : dans les marais de l'Yèvre, on allait au Caraqui (devenu aujourd'hui restaurant), Chaussée de Chappe, au restaurant " A Venise " et, en face, au café bal l'Élysée Pignoux (disparus). Mais aussi à la Courcillière et, plus loin, au Robinson et au Moulin Bâtard.
Le temps des jardiniers
Vint donc le temps des jardiniers amateurs, le temps de la détente et du loisir, du havre de paix, du petit coin protégé. Ils sont retraités, ouvriers, employés, jeunes ou moins jeunes, anciens ruraux venus habiter dans les quartiers nord qui retrouvent ainsi leurs racines ; quelques émigrés asiatiques mettent la main à leurs légumes favoris. Au marais, on cultive à son rythme, mais on discute, on parle jardin, beau temps, traitement contre les pucerons, on ravive le passé, on construit l'avenir. On bêche le jardin du voisin malade, on donne du plan de salade, un conseil, un coup de main, on prête un outil. On ne vend pas. Avant le retour, on passera éventuellement par Caraqui pour boire un verre. " je vais au marais ", dit le jardinier. Inutile de demander pour quoi faire. Il y a toujours à faire, l'entretien est une pratique quasi quotidienne. Le jardinier est aussi l'architecte de sa cabane, modeste remise à outils ou Villa mes rêves, avec des aménagements durables, véritable pied-à-terre chauffé, meublé, avec une tonnelle où grimpe la treille. Elle est faite de planches, de tôles, de parpaings, de fibrociment, de matériaux de récupération, de bon ou de mauvais goût, s'inscrivant plus ou moins dans le paysage.
Le marais c'est aussi l'espace loisir avec le morceau de gazon, le barbecue et la table, le rendez-vous des amis, le week-end en famille avec tout un équipement pour faire les conserves. Le jardinier ne ménage pas sa peine car si la terre est facile à cultiver, l'entretien est exigeant, auquel il faut ajouter celui de la barque, que l'on passera régulièrement au carbonyle et au goudron ; mais, tant qu'il le pourra, il ne laissera pas sa place pour tout l'or du monde. Les marais de Bourges sont un monde d'harmonie, un monde fait d'eau, de terre et d'hommes, un monde discret et secret qui porte, lui aussi, la charge historique de cette ville.
A lire: "Marais & Moulins de Bourges"
Robert Chaton - Éditions Delayance
Les marais, combien de divisions ?
Subsistent aujourd'hui quatre zones dont la principale, les Marais d'Yèvre, à l'est, occupent encore 135 hectares, cultivés par 1500 jardiniers. La digue de l'Yèvre les divisent en marais du haut et marais du bas, encore inondables. Les marais de la Voiselle et des Prébendes entrent un peu plus dans la ville. A l'ouest, les marais du Mavois ont été aménagés au XIXe et comptent encore 56 parcelles sur 3 hectares. Au sud, les marais de l'Auron ont été rognés par divers aménagements.
LES JARDINS DE BOURGES
Roland NARBOUX
Il y a un véritable engouement pour les jardins paysagers, à la française ou à l'anglaise. Alors le touriste en redemande et il découvre des merveilles là où il ne s'y attendait pas. C'est le cas à Bourges où, en pleine ville, au détour d'une rue, s'offrent des jardins de toute beauté, édifiés au fil des siècles.
Le jardin de l'hôtel de Ville
Ce jardin, depuis sa création dans les années 1730, a pris le nom de la grande bâtisse qui lui fait face. En conséquence, il fut appelé jardin de l'Archevêché, à l'époque où l'archevêque de Bourges logeait à quelques pas de sa cathédrale.
A l'origine, ce petit jardin était à l'intérieur de la ville médiévale, en limite des remparts. Il fut agrandi à la demande de Monseigneur Phélypeaux de la Vrillère, en comblant les fossés situés au Nord, et son dessin actuel serait signé par le grand paysagiste Le Nôtre ou plus vraisemblablement par l'un de ses élèves.
Au pied de la Cathédrale Saint-Étienne, ce jardin d'une superficie de trois hectares, est magnifiquement fleuri en toute saison. Il comprend une partie dite " à la française " et l'autre, avec de grands arbres et un kiosque à musique est dite " à l'anglaise ". Il comporte peu de statues. Stendhal, dans son ouvrage des Mémoires d'un Touriste, racontera ses flâneries dans ce jardin lorsqu'il vint en Berry en 1837. Il écrira : " Ce jardin a des bancs fort commodes, à dossier comme ceux de Londres, ce qui a commencé à me donner un grand respect pour le Maire de la ville. A l'aide d'un de ces bancs, j'ai lu presque tout le Roméo de Shakespeare ". Outre le souvenir de Stendhal, le jardin de l'Hôtel de Ville comporte les bustes de deux Berruyers, Bourdaloue et Sigaud de Laffond. Ce sont deux bronzes magnifiques signés de Jules Dumontet ; le premier rend hommage au prédicateur inventeur du vase de nuit qui porte son nom Le second personnage est injustement peu connu ; il est l'auteur de traités sur l'art de l'accouchement et les femmes lui doivent beaucoup.
Les fleurs et leur agencement donnent une vue féerique de la cathédrale Saint-Étienne, et le passant ne peut manquer d'admirer les quatre vases de Cugnot, appelés les quatre saisons. Ces uvres datent de 1880, et avaient été fabriquées par la maison Christofle. Ils sont en bronze galvanique, alors que les magnifiques angelots, au-dessus de la coupole sont, eux, en bronze véritable. Ils ont été rénovés ces dernières années.
Quittons le secteur de la cathédrale pour prendre la direction du nord de la ville, et découvrir un des derniers grands jardins art-déco visible en France aujourd'hui, celui des Prés-Fichaux.
Le jardin des Prés Fichaux
Situé entre l'Yèvre et le boulevard de la République, il s'agissait à l'origine d'une étendue de terre, souvent recouverte par les eaux, qui dépendait de l'abbaye Saint-Ambroix. C'est dans les années 1920 que l'idée germe dans la tête des responsables locaux d'en faire un jardin public. Le premier projet date... du 1er avril 1921, dans le style " anglais " sans point commun avec les plans définitifs de 1922, toujours réalisés par Paul Marguerita, véritable père de cetteuvre. Cet architecte paysagiste de la Ville de Bourges propose un jardin " à la Française ", très classique, avec plusieurs zones très précises, comme la terrasse, le tapis vert, le théâtre de verdure, la roseraie.
Pendant une dizaine d'années, les travaux vont se dérouler, avec d'énormes problèmes techniques, mais aussi financiers et une opposition d'une grande partie de la population. Il faudra toute la volonté et l'énergie du maire, Henri Laudier, pour faire aboutir le projet. Les chiffres sont éloquents : sur une surface de quatre hectares, il faudra amener 100 000 mètres cubes de remblais, des centaines de mètres de canalisations souterraines et plus de 6000 mètres de drains. Dix ans de travaux colossaux furent nécessaires pour aboutir au 30 juin 1930, jour de l'inauguration. Ce jour-là, le cortège des personnalités, Henri Laudier en tête, va longuement parcourir le jardin. Il s'agit d'une grande victoire pour le maire. Après beaucoup de critiques, une matinée à demi-ratée par l'absence des personnalités parisiennes, la foule se précipitera l'après-midi pour voir le jardin. Ce sera vite l'émerveillement. Le jardin des Prés Fichaux, de l'avis de tous, est un des plus beaux d'Europe : et il se trouve à Bourges.
Depuis les années 1930, des sculptures ont été réformées et d'autres ajoutées. C'est ainsi que l'on découvre sous de grands arbres un " Bernard ", intitulé Harmonie et un " Jules Dalou ", le paysan. Aujourd'hui, ce jardin reste très art-déco, même s'il manque quelques grès de Sèvres. Le fleurissement est toujours d'une grande qualité et la roseraie attire de nombreux touristes. Il fait l'objet d'une recherche continue. Ainsi, au mois d'août dernier, Roland Marie Marceron convoque la presse pour montrer des plans de tabac. Chacun accourut, croyant à l'aubaine. Il fallut assez vite déchanter, car les plans présentés au jardin des Prés Fichaux étaient du tabac d'ornement, avec des fleurs magnifiques, mais assez peu de feuilles : pas de quoi fumer. Cinq espèces étaient présentées à titre expérimental par l'Institut du Tabac de Bergerac afin que la ville de Bourges puisse en étudier la culture.
Le jardin des Prés-Fichaux, avec ses concerts d'été, reste le grand jardin de la Ville, par sa conception, son histoire et la beauté de son fleurissement.
Le jardin Édouard AndréLe plus méconnu des jardins de Bourges est situé non loin des usines de Mazières. Sur 1,2 hectares, il a été conçu dans les années 1980. C'est un parc très original, puisque la promenade qu'il propose, sans escalier, est complètement accessible aux personnes handicapées. Ainsi, le long des allées, se trouvent des châssis et des jardinières qui permettent aux personnes en fauteuil roulant de réaliser elles-mêmes des plantations et de les entretenir.
Le nom de jardin n'est pas un hasard : en effet, Édouard André fut un des grands architectes-paysagistes du XIXième siècle. Né à Bourges le 17 juillet 1840, il a laissé une oeuvre intéressante et encore vivante. Il a travaillé dans la région, mais s'est échappé assez vite et les vastes parcs qu'il a conçus dans le monde entier constituent encore une référence.
Ce jardin berruyer comprend de petits massifs de gazon, avec des plantes vivaces. C'est un enchantement que de le parcourir ; il est moyennement vallonné, et ses allées courtes et sinueuses donnent à la promenade un aspect de découverte continuelle. A noter une magnifique collection de pivoines, d'arbustes, le tout agrémenté d'un théâtre de plein air, parfois utilisé à la belle saison dans le cadre du festival un été à Bourges.
Le parc paysager des Gibjoncs
Les quartiers nord de Bourges ont été construits à l'époque de la pénurie de logements. Dans les années 1960 et suivantes, des tours et autres immeubles collectifs de forte densité ont été édifiés. Une "ville" de près de 30 000 habitants voit le jour sous la municipalité de Raymond Boisdé, et il fallait que les infrastructures suivent, que ce soient les commerces, les écoles ou les espaces verts. Les responsables réfléchissent alors à la possibilité de créer un jardin.
L'ère du temps n'était plus aux " jardins à la française ", et dans ce quartier très populaire, on opta pour " un parc paysager ", dont la conception fut confiée à Daniel Lejeune et Roland-Marie Marceron. A proximité du lycée agricole, le parc fut édifié sur huit hectares de friche. Il y avait une triple volonté des concepteurs du jardin : offrir un lieu de promenade, en faire un lieu éducatif ou chacun peut découvrir plus de 10 000 plantes vivaces étiquetées en 200 espèces ; enfin donner la possibilité de jouer, de s'ébattre et de se dépenser. Le jet d'eau géant situé au centre lance son brouillard à plus de quinze mètres de hauteur.
C'est un parc new-look qu'il faut préserver et entretenir, compte tenu de son fort taux de fréquentation. C'est un espace de liberté, avec de nombreux symboles comme la pyramide composée de stèles évoquant la Déclaration des Droits de l'Homme, sans barrière, ni entrave.
Le jardin de Lazenay
C'est le dernier né des jardins de Bourges, il est peu connu, même s'il est situé dans les nouveaux quartiers du Val d'Auron. Il a été conçu sur une superficie de deux hectares dans les années 1990 par Gilles Clément, ingénieur et professeur horticole à Versailles.
C'est un parc créé sur des friches abandonnées dont le sous-sol servit à l'extraction des pierres. Envahi par les arbres, ronces, et lierre, il a été dégagé mais a conservé un aspect " sauvage ". Les grottes existantes ont été intégrées au jardin, des escaliers monumentaux de pierre ont été édifiés : c'est l'enchantement d'une promenade " très nature ", avec des fourrés, des pelouses sèches et des clairières. C'est, pour Gilles Clément, " un jardin en mouvement " qui donne libre cours à la nature.
Tous les jardins de Bourges sont gratuits et ouverts tous les jours de la semaine, du lever au coucher du soleil comme l'indiquent les documents promotionnels à usage des touristes Ces jardins confèrent à la ville un classement quatres fleurs. un remarquable résultat.les Prés Fichaux, première scène berruyère
On raconte que les moines de l'abbaye Saint-Ambroix, premiers détenteurs des Prés- Fichault, louaient leur terrain pour que l'on y cultivât du chanvre et des légumes. Pendant des siècles, les " Pretz-Fichault " seront des lieux de rencontre pour les manifestations les plus diverses. Des psaumes de Clément Marot y étaient déclamés par les partisans de la Réforme. Un siècle après, au mois de juillet 1619, les Prés Fichaux étaient utilisés pour les concours d'arquebusiers. Bien plus tard, en 1948, la chanteuse Édith Piaf, avec les Compagnons de la Chanson proposeront un tour de chant, alors que récemment, les berruyers avertis ont apprécié un concert de musique électroacoustique.
Daniel Dejoux et Roland Narboux
Et puis une nouveauté : |
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